Comment fonctionne l'assurance relogement ?


Comment fonctionne l'assurance relogement ?

Dégâts des eaux, tempêtes, inondations, incendies… les sinistres sont susceptibles de détruire une partie voire la totalité du logement. Heureusement, l'assurance relogement couvre les assurés en cas de relogement. Cependant, comment fonctionne cette couverture ?

Les garanties supplémentaires des MRH

Si un sinistre grave a altéré l'habitation et si le relogement parait inévitable, l'assurance habitation prend en charge les conséquences pécuniaires. Effectivement, cette garantie entre dans l'option privation de jouissance et perte d'usage, de la MRH. D'ailleurs, elle couvre les bailleurs des loyers non perçus. Quant aux locataires, les frais de location sont déduits de l'indemnisation. À titre d'exemple, si le loyer atteint 600 euros, mais le coût de relogement 700 euros, la compagnie verse uniquement la différence ou 100 euros.

Du reste, cette couverture s'étale durant toute la période de remise en état du logement. Néanmoins, le contrat prévoit un délai maximal de 2 ans. La clause inclut également les frais de déplacement du mobilier, transports, réinstallations des objets immobiliers et frais de déblaiement compris. Cependant, certains MRH écartent les frais de reconstruction et de réparation notamment si cette opération requiert un permis de construction. En plus de dernier, la règlementation du bâtiment (désamiantage, lutte contre les termites…) est indispensable.

Les démarches d'indemnisation

Il est capital de prévenir toutes les parties concernées lors du sinistre dans la mesure où ils sont touchés. Ensuite, l'assuré déclare le sinistre à sa compagnie. Cette déclaration renferme les références du contrat MRH, la date du sinistre et son éventuelle cause, la description des dommages. Il semble également primordial d'y joindre les pièces justificatives pour estimer les dégâts des biens (factures, relevé de compte bancaire, photos…) et, en cas de besoins, les contacts des personnes concernées.

Cette déclaration ne réclame aucune spécificité règlementaire. Seulement, le courrier est impérativement expédié en recommandé avec accusé de réception au siège le la compagnie. Concernant les dégâts des eaux, la compagnie offre souvent un modèle de constat à l'amiable. Il s'agit d'un document descriptif prédéfini pour raccourcir les démarches d'indemnisation. Par ailleurs, les procédures de remboursement et les modalités de déclaration du sinistre sont précisées dans le contrat d'assurance.

Le délai à respecter

Généralement le délai d'envoi de la déclaration est mentionné dans le contrat. Cependant, l'assuré doit envoyer son dossier de demande de remboursement dans les plus brefs délais. En effet, les déclarations tardives entraînent un risque de déchéance de garantie (perte de l'indemnisation). Pourtant, cette sanction est appliquée uniquement si le contrat d'assurance le stipule. De surcroît, l'assureur tolère ce retard s'il est motivé par un préjudice justifié, comme une aggravation des dégâts.

La majorité des contrats prévoit un délai supérieur ou égal à 5 jours ouvrés pour la déclaration. En ce qui concerne les catastrophes naturelles, le délai est de 10 jours ouvrés à compter de la publication de l'arrêté ministériel. Après la réception du dossier, l'assureur mandate un expert pour évaluer l'étendue des dommages et chiffrer le coût du remboursement. Du reste, la compagnie bénéficie de 3 mois suivant la réception de la déclaration pour verser la somme d'indemnisation.